L'écologie politique sera présente lors des prochaines élections législatives, sous l'étiquette :
ECULUGIA - ECOLOGIE
Nos candidats et candidates oeuvreront au rassemblement de tous ceux et celles qui se reconnaissent dans les valeurs de l'Ecologie.
Nos représentants illustrent le principe de la parité hommes femmes ainsi que l'équilibre entre les appartenances au mouvement des Verts représenté par Dominique Voynet et au Mouvement Ecologiste Indépendant (MEI) représenté par Antoine Waechter.
A ce sujet, il est utile de rappeler que nous avons toujours milité pour le rassemblement de l'ensemble des écologistes au sein d'un même mouvement.
Aussi, nous souhaitons qu'au-delà de la Corse, notre démarche inspire les écologistes afin que puisse se mettre en place une véritable alternative au système actuel.
Nous terminerons cet exposé liminaire en précisant ce à quoi correspond l'Ecologie :
Prenant en compte l'Homme dans son environnement au sens large, l'Ecologie a pour souci l'instauration de relations harmonieuses entre l'Homme et tout ce qui l'entoure incluant tous ceux qui l'entourent, ce qui implique tant la préservation des équilibres naturels que la recherche de la paix, la solidarité et la justice sociale au sein d'un pays, comme dans les relations internationales et notamment Nord-Sud. Ainsi l'Ecologie s'inscrit en rupture avec la logique productiviste qui confond « le toujours plus » avec la qualité de vie et néglige souvent le critère de l'utilité sociale et l'intérêt général au profit des intérêts particuliers.
Et il est bien évident que cette approche écologiste est indispensable afin de promouvoir un développement soutenable et durable tant pour l'Homme que pour la Nature ici et à l'échelle de la planète.
Notre volonté concernant la Corse.
La présence côte à côte de la langue corse et de la langue française marque notre volonté de reconnaissance du caractère officiel de la langue corse.
La reconnaissance en droit du peuple corse est également pour nous une exigence forte et nous rappelons qu'il y a longtemps que les écologistes de France se sont prononcés favorablement sur cette question.
Au plan institutionnel, nous considérons qu'il est indispensable que la Corse accède à des espaces croissants de souveraineté et qu'elle soit rapidement dotée d'une Assemblée ayant de véritables compétences législatives.
A ce sujet, il faut rappeler que la Sardaigne et les Baléares pour ne citer que les îles les plus proches, ont des institutions aux pouvoirs autonomes qui en font de réels interlocuteurs tant des Etats espagnol et italien que de la Communauté Européenne. Notons par exemple qu'aux Baléares, le catalan spécifique des Baléares a statut de langue officielle à égalité avec le castillan (l'espagnol) dans le cadre de la Constitution espagnole.
Aussi nous affirmons que la Corse d'aujourd'hui constitue au niveau institutionnel un véritable anachronisme dans l'ensemble européen, surtout si on la compare aux autres îles.
L'évolution institutionnelle que nous souhaitons doit s'accompagner bien évidemment de la suppression des deux départements et des deux Conseils Généraux.
Nous pensons également qu'un certain nombre de mesures d'accompagnement sont indispensables pour favoriser une démocratie active permettant l'implication d'un maximum de citoyens : possibilité d'organiser des référendums d'initiative populaire, élaboration d'un statut de l'élu, présence forte des femmes au sein des institutions.
Nous considérons qu'il est urgent de sortir du cadre institutionnel actuel où l'Etat centraliste jacobin convoque périodiquement - parfois sous quarante huit heures - les parlementaires de l'île afin de s'assurer leur caution pour la politique gouvernementale en Corse en ignorant délibérément l'existence et les demandes de l'Assemblée de Corse (cf., par exemple la zone franche imposée par Paris)
A ce sujet, est-il nécessaire de rappeler la dépendance constante à l'égard du pouvoir parisien de ces parlementaires qui espèrent toujours obtenir les faveurs du gouvernement ou de l'Etat pour de plus hautes responsabilités politiques y compris ministérielles.
S'agissant de la politique de développement à mettre en oeuvre dans l'île, nous appelons l'attention sur plusieurs points :
- Nécessité d'une loi programme pour la Corse.
Le gadget « Zone franche », soutenu par les parlementaires sortants sur injonction d'Alain Juppé, ne pourra mettre la Corse sur les rails du développement et de la réduction du chômage important dans l'île. La gravité de la situation économique et sociale ainsi que l'importance du retard en matière d'infrastructures routière et hydroélectriques imposent un véritable plan Marshall. Aussi il faut élaborer une Loi programme incluant des plans d'urgence pour l'intérieur de l'île, la culture, les entreprises et l'emploi dans une perspective de corsisation.
II est d'ailleurs intéressant de noter que la majorité de l'Assemblée de Corse qui avait voté en 1993 en ce sens, s'est reniée pour ne pas se heurter au gouvernement.
- Un programme dérogatoire POSEICOR incluant un véritable statut fiscal, analogue au programme dont sont dotés Madère et Les Açores, les Canaries et les D.O.M., doit être soumis aux instances européennes, dans l'objectif de favoriser l'émergence d'une économie de production.
Concernant ce dossier, nous dénonçons l'attitude inacceptable de l'Etat qui s'est moqué de la volonté générale exprimée par les Corses en ne défendant pas à Bruxelles le dossier de POSEICOR et de statut fiscal pour l'île, cela dans le but d'imposer un projet de zone franche tout à fait inadapté.
- Nous serons particulièrement vigilants lors de l'élaboration du futur schéma d'aménagement de la Corse, car certains « glissements » sont en train de s'opérer afin d'ouvrir à la spéculation immobilière intense un grand nombre d'espaces littoraux.
Rappelons que le tourisme qui représente pour la Corse d'importantes potentialités doit être respectueux des sites et de l'équilibre des écosystèmes, et favoriser la diversité des produits identitaires intégrant l'intérieur de l'île et l'ensemble des secteurs d'activité.
- Un Code des Investissements, que nous réclamons depuis près de dix ans, doit être rapidement mis en place afin de favoriser les investissements correspondant au développement équilibré que nous voulons tant au niveau de la diversification des activités que de la répartition spatiale.
Ce code permettrait également de contrôler l'origine des fonds car notre île ne doit pas devenir le lieu de blanchiment de l'argent sale qui attend son heure pour investir le secteur touristique, comme cela est déjà le cas sur la Côte d'Azur et dans l'Extrême Sud de l'île.
- L'environnement occupe une place majeure dans nos préoccupations.
Nous proposons que la gestion des espaces naturels remarquables de l'île fasse l'objet d'une convention Corse-Etat-Europe, dotée de moyens financiers conséquents afin de mettre en oeuvre une véritable politique de préservation de notre patrimoine naturel et notamment les espaces achetés par le Conservatoire du Littoral, les lacs de montagne, etc.
- Le passage des pétroliers et des transports de produits toxiques dans les Bouches de Bunifaziu doit être interdit dans les meilleurs délais. Les parlementaires de la Corse se doivent d'interpeller le gouvernement afin que celui-ci intervienne vigoureusement auprès de l'Organisation Maritime Internationale.
- Concernant les incendies, une négociation doit s'engager d'urgence entre la représentation politique Corse et l'Etat, afin que l’île dispose d'une flottille d'hélicoptères bombardiers d'eau, réclamée depuis longtemps par les professionnels de la lutte anti-incendies et l'Assemblée de Corse unanime. Cette question prend toute son acuité à la veille d'un été plutôt sec, sachant que l'Etat persiste à se désengager dans ce domaine qui relève de sa compétence.
- Au niveau de l'aménagement du territoire, il est essentiel de promouvoir des axes de lutte contre la désertification rurale:
* reconsidération de la procédure prévue par la loi sur les terres incultes qui est inapplicable actuellement,
* mise en place d'un statut du pluriactif accompagné d'un allégement considérable des charges et de l'accès à des prêts à taux super bonifiés pour les actifs ruraux notamment en zone de montagne
* mise en place d'un système de garantie des prix pour les produits agricoles de montagne soumis à un cahier des charges rigoureux incluant des prescriptions environnementales,
* politique des labels pour les produits fabriqués en Corse,
* promotion du télé-enseignement à domicile dans les communes très éloignées de toute école.
- Dans le domaine de l'énergie, EDF doit s'engager résolument dans la réalisation du programme de barrages hydro-électriques attendu depuis longtemps par la Corse unanime. En matière d'énergies renouvelables, l'Etat doit accompagner la volonté insulaire de les développer et non se désengager chaque année un peu plus dans ce secteur riche de promesses pour l'île.
- Dans le domaine des transports maritimes, il est inacceptable que l'Etat persiste à maintenir la Corse sous tutelle en refusant l'extension des compétences de l'Assemblée Territoriale; cette attitude a certainement pour finalité de faire obstacle à la mise en place d'une compagnie maritime corse. De plus, doit-on rappeler que la SNCM, dont l'Etat est le principal actionnaire, a décidé unilatéralement la construction très onéreuse du navire Napoléon Bonaparte qui n'est pas adapté aux besoins et aux possibilités de l'île ?
Au plan général :
La crise économique engendre une situation d'exclusion grandissante.
Aussi, il est impératif d'oeuvrer pour une plus grande justice sociale en s'attachant à mettre en oeuvre une politique d'insertion en développant le tiers secteur - soit les services de proximité - où les critères de rentabilité sociale et d'utilité sociale sont prépondérants.
La réduction du temps de travail doit être encouragée et développée.
La réflexion sur l'instauration d'écotaxes, doit être engagée rapidement pour résorber l'impact négatif des produits polluants.
Au niveau des services publics l'intérêt général commande de renforcer les moyens relatifs aux secteurs de l'Ecole et de la Formation professionnelle, de l'Environnement, de la Ville et de la Santé publique.
Concernant le domaine de la Santé, les moyens nécessaires pour parvenir à une qualité optimale des soins, doivent être prévus - tout en veillant à éviter les gaspillages - afin que les gens peu aisés ne pâtissent pas doublement de la crise actuelle.
Le dossier de l'amiante nous amène à dénoncer la complicité criminelle des pouvoirs publics qui connaissaient depuis longtemps, la gravité mortelle du contact avec ce produit. II revient aux parlementaires d'obtenir un traitement progressif mais rapide de l'ensemble des sites concernés. A cet égard, le site de l'ancienne mine d'amiante de Canari devra être totalement neutralisé.
L'éthique :
La communauté humaine de cette fin du 20ème siècle se trouve interpellée par des questions fondamentales.
Aussi nous devons nous engager résolument pour le refus du clonage humain dont l'hypothèse est de plus en plus avancée.
Quant à l'affaire de la vache folle, elle marque la faillite du système productiviste plus soucieux du profit maximum de quelques uns que de la santé des consommateurs, fût-ce au prix de la vie.
En matière de déchets, les pouvoirs publics se sont engagés à favoriser le traitement sélectif et le recyclage maximal. Or nous constatons que de nombreux plans départementaux de traitement des déchets sont en panne, et que, malgré les déclarations officielles, les représentants de l'Etat sont plus portés à favoriser le procédé du « tout incinération » représenté par de grandes sociétés au détriment des alternatives moins coûteuses pour la collectivité et responsabilisant les citoyens.
Au plan international :
Au nom de l'équité, il est urgent de reconsidérer les relations NORD-SUD dans le sens du respect des intérêts collectifs des peuples du Tiers Monde. La sérénité des relations internationales futures dépend de cette nouvelle approche.
Dans le domaine de la santé, il n'est pas acceptable que l'Afrique Noire, gravement frappée par le sida, ne bénéficie pas d'une aide massive de la communauté internationale pour enrayer ce fléau.
Concernant l'environnement, une plus grande volonté doit marquer le traitement des questions qui mettent la planète en péril.
Ainsi le processus de sortie du nucléaire doit s'accélérer.
De plus, qu'il s'agisse du problème des centrales nucléaires des pays de l'Est, des cadavres de sous marins nucléaires soviétiques (lui jonchent les fonds des mers du Nord, de la dégradation de la couche d'ozone ou de l'aggravation de l'effet de serre, pour ne citer que quelques questions parmi les plus graves, il s'agit d'agir très vite. Cela passe obligatoirement par une contribution plus importante des sociétés dites développées pour réduire ces périls qui hypothèquent l'avenir de l'Humanité.
Si ces propositions n'étaient pas rapidement mises en oeuvre, à quoi servirait-il d'affirmer que l'on veut favoriser un développement soutenable et durable ?
LISTE DES CANDIDATS PRESENTES
PAR
ECULUGIA – ECOLOGIE
SUD
1ère Circonscription AIACCIU :
Ceccè BUTEAU
Marcelle STEFANELLI
2ème Circonscription SARTE :
Françoise BEGUE TRAMONI
Huguette HEBERLE
NORD
1 ère Circonscription BASTIA :
Jean Charles GUERRINI
Agnès SIMONPIETRI
2ème Circonscription CORTI BALAGNA :
Christian VITALI
Gérard FERRACCI
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