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Norbert Laredo, 54 ans, formateur,
candidat aux élections européennes de juin 2004
« Région PACA - Rhône Alpes - Corse ».
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Membre des Verts Corses – I Verdi Corsi – depuis 1988, j’ai milité
dès les années 70 dans différentes démarches
associatives : défense de l’environnement, mise en place d’une
alternative énergétique, réouverture de l’Université
de Corse.
J’ai également été membre de l’Assemblée
de Corse de 1992 à 1998.
Je suis actuellement porte parole d'I Verdi Corsi et membre du CNIR des
Verts.
Mon action militante embrasse des domaines
divers et notamment : la préservation du littoral (loi littoral),
la prévention et la lutte anti-incendies, la mobilisation contre
les pollutions ou menaces de pollution marines (les Bouches de Bonifaziu),
le développement de la maîtrise de l’énergie et
des énergies renouvelables, la mobilisation anti-incinérateurs
et pour le tri valorisation des déchets, le suivi des retombées
de Tchernobyl, la mobilisation anti-guerre en Irak et pour une paix
juste et durable respectant les droits du peuple palestinien, et bien
évidemment la promotion de la langue et de la culture corses,
ainsi que l’implication continue dans les concertations et les mobilisations
en vue de déboucher sur une véritable alternative politique
pour la Corse.
Ma candidature à un poste éligible
de député européen s’inscrit dans le prolongement
des engagements assumés par les députés Verts au
sein du Parlement européen afin de mettre en œuvre le contenu
programmatique des Verts.
Si je suis élu, j’aimerais, dans
la mesure du possible, et dans le cadre d’un partage des tâches
décidé de concert au sein du groupe Vert, me consacrer
plus particulièrement aux questions suivantes :
- La poursuite accélérée
de la construction d’une Europe politique actuellement en train de s’amorcer,
afin que l’Union Européenne ne soit pas un outil, marginalisé
par les Etats-Unis, au service de la loi des marchés et des groupes
d’intérêt qui font obstacle à la justice sociale
et, au-delà, à la paix dans le monde.
Dans cette perspective, un soin tout particulier doit être donné
à la mise en place d’une véritable politique de coopération
en Méditerranée afin de faire de cette région interface,
un espace d’échange équitable et de paix entre le Nord
et le Sud, ainsi qu’entre l’Occident et l’Orient.
La question dramatique du Proche Orient est à cet égard
prioritaire et doit être rapidement relancée au niveau
européen dans le souci partagé du respect des droits et
de la sécurité des Palestiniens et des Israéliens
Les questions relatives au respect des écosystèmes méditerranéens
peuvent constituer un chantier fondamental d’expression concertée
dans l’ouverture à l’Autre pour tisser des solidarités
préservant un environnement commun.
Les régions Provence Alpes Côte d’Azur et Rhône-Alpes
ainsi que la Corse, peuvent naturellement jouer un rôle important
pour accompagner et renforcer une volonté politique européenne
au sein de l’espace méditerranéen.
- La sortie progressive du nucléaire
et le renforcement de l’alternative énergétique.
La politique actuelle de l’Union Européenne en faveur des énergies
renouvelables doit être renforcée et la maîtrise
de l’énergie doit devenir une orientation politique majeure.
Dans le même temps, la sortie progressive du nucléaire
doit faire l’objet d’un véritable plan intégrant la reconversion
des zones concernées. A cet égard, la vallée du
Rhône devra faire l’objet d’un examen minutieux.
- Le ménagement du territoire
et la gestion du milieu rural.
Le quasi abandon des campagnes lié à l’exode rural et
à la croissance des zones urbanisées ainsi que l’agriculture
intensive dans les zones de plaine, posent la question du devenir de
notre patrimoine naturel.
Le réchauffement climatique, générateur de sécheresse
et de réduction de la ressource en eau avec son cortège
grandissant d’incendies liés à la désertification,
confère à cette question une gravité particulière.
L’Europe doit promouvoir une politique agricole et rurale respectueuse
des équilibres naturels intégrant l’occupation, par des
acteurs ruraux, des territoires à l’abandon, et repenser la politique
de lutte anti-incendies.
- La création d’une Organisation
Mondiale de l’Environnement.
Le traitement coordonné, au niveau planétaire, des grands
dossiers liés à la préservation de l’environnement
devient une exigence vitale qui conditionne l’avenir de l’Humanité.
Il est indispensable de créer une Organisation Mondiale de l’Environnement
qui serait une institution spécialisée de l’ONU, dotée
d’une autonomie politique et de moyens conséquents pouvant imposer
la primauté des règles de protection de l’environnement
sur celles favorisant la rentabilité commerciale.
Le rôle du Parlement européen apparaît essentiel
pour permettre la concrétisation de cette idée.
- La résolution politique de
la question corse.
La construction d’une Europe respectueuse de sa diversité humaine
et de type fédéraliste peut permettre à la Corse
d’être reconnue dans son aspiration à des espaces croissants
de souveraineté.
A cet égard, l’Europe, en s’inspirant des institutions des différentes
îles européennes ainsi que des Länder allemands ou
de l’Ecosse, peut jouer un rôle bénéfique pour sortir
de la situation actuelle de blocage et contribuer à créer
les conditions d’un avenir de dignité et de paix dans l’ouverture
pour la Corse.
Respect de la vie et des équilibres
naturels, mise en pratique d’une culture de solidarité, résolution
négociée des conflits : ces principes conditionnent l’émergence
d’un développement et d’une paix justes et durables.
Ma candidature s’inscrit dans cet esprit,
avec pour objectif de situer mon action de député dans
une relation du local au global qui sont indispensables l’un à
l’autre pour créer les conditions de réussite de l’alter
mondialisation.
Si je suis élu, je m’engage à
œuvrer avec sérieux dans cet esprit. Je m’engage également
à venir périodiquement présenter mon bilan d’activité
et échanger avec vous dans chaque région, selon un rythme
à déterminer (une ou deux fois par an, ou plus ?).
C’est à présent
à vous…
Norbertu Laredo
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